Le Ptypont Productions : Nos livres ne peuvent être concernés par les insultes du jury arabe des COMARS
Suite à l’annonce,
samedi 20 avril courant de l’attribution des « prix littéraires COMAR »
dans leur 17ème édition, les Editions Le Ptypont Productions enregistrent avec
tout le respect qu’ils vouent à ce prix et à ses créateurs, mais aussi avec tous
les regrets de qui est atteint par des insultes non méritées, le caractère
généralisant et ô combien blessant de la formulation par le jury de langue
arabe de ses observations et de son verdict.
Ne se contentant pas de
dénoncer “des auteurs inconscients des règles du genre d’écriture qu’ils
pratiquent et des livres pleins de faute gravissimes de langue”, ledit
jury a décidé qu’aucun candidat ne méritait le COMAR d’or ; ce que nous
considérons comme allant à l’encontre des deux principaux objectifs fixés par
les organisateurs : le littéraire (promouvoir le roman tunisien) et le
communicationnel (servir l’image de l’entreprise organisatrice).
Partant de là, et en
toute amitié, la maison LE PTYPONT PODUCTIONS tient à attire l’attention de nos
ami(e)s membres de cet honorable jury sur ce qui suit:
Primo : Le Ptypont ne travaille ni pour obtenir des prix,
ni pour occuper un quelconque rang dans quelque ordre de mérite que ce soit ;
ce qui ne l’empêche pas de considérer son projet littéraire comme concerné par
les prix COMAR qui représente un acquis pour toute la scène culturelle et non
pas seulement pour le roman. Notre maison considère l’attribution de l’un des
prix de la session précédente à son premier livre (La Boussole de Sidinna…)
comme un honneur ayant touché aussi bien l’auteur que l’éditeur. Par
conséquent, elle n’épargnera aucun effort pour continuer à participer à toutes
les sessions à venir afin de fêter comme il se doit une manifestation
littéraire qui le mérite bien.
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| couverture du roman de Lotfi Chebbi "Al Ma'et", livre indemne de toute faute de quelqu'ordre que ce soit |
Secundo : Notre maison croit qu’il est du devoir de toutes
les parties d’œuvrer à la préservation
de cet acquis. Devoir porté sur les écrivains et autres éditeurs que personne
n’a jamais obligé à participer au concours ; mais aussi sur les membres des
différents jurys qui sont les représentants de l’entreprise promotrice des prix.
Entreprise qui leur a délégué le pouvoir de choisir, en toute liberté, mais à
sa place. Ce qu’ils font en se référant à des connaissances qu’ils partagent -
faut-il le rappeler - avec un grand nombre de candidats et de non candidats,
ainsi qu’à leurs propres gouts, pas nécessairement identiques à ceux des
candidats et des non candidats.
Cette liberté absolue de
choix que personne ne leur conteste ne signifie nullement pouvoir absolu de
donner des leçons, ni encore moins de blâmer. Car là, le risque serait grand de
voir certains, sans même être malintentionnés, oublier de respecter les règles
permettant de réaliser comme il se doit les objectifs communicationnels de
l’entreprise promotrice, ou encore de veiller à bien servir le roman tunisien (qui, en effet, achèterait un livre que le jury du
COMAR – et il est ce qu’il est - aurait classé parmi les livres “pleins de
fautes gravissimes de langue”?
Tertio : Notre maison croit qu’aucun des membres du jury
n’a agi par mauvaise intention, lors de la formulation des observations
ci-dessus mentionnées, ou en entérinant la décision de non attribution du prix.
Il s’agirait à notre avis d’une erreur non intentionnelle, commise dans un moment
de manque de concentration sur l’essentiel.
Nous croyons aussi fermement
que la COMAR ne peut être taxée d’intervention dans les affaires de son jury.
Autrement, consciente du fait qu’il s’agit là en premier lieu d’une
manifestation de communication d’entreprise, elle aurait pu éviter à temps de
telles erreurs ; surtout qu’elle dispose d’un staff de communicateurs suffisamment
avertis de ce qui peut servir son image et de ce qui peut empêcher la réalisation
de certains de ses objectifs communicationnels.
Quatro : Le Ptypont Production affirme être de ces maisons
d’édition qui oeuvrent pour faire aboutir d’un projet, en premier lieu, littéraire.
Ses objectifs sont d’abord que tous ses livres soient indemnes de toute sorte
de fautes de quelque ordre que ce soit. Dans son atelier de lecture, de
critique et de correction comptant plusieurs membres d’un très haut niveau
scientifique, elle veille aussi à la bonne construction des textes dans le
respect du style des auteurs et de leur liberté d’expression. Aussi notre
maison veille-t-elle à la promotion de la qualité de ses livres (papier,
infographie, mise en page) pour en faire des objets d’art en eux mêmes qui doivent
se distinguer par une créativité et une beauté indiscutables.
Quinto : Le Ptypont Productions ayant présenté à ce
concours son roman “Al Ma’et” de l’écrivain M. Lotfi
Chebbi, tient à assurer ses lecteurs que ce livre est totalement indemne
de toute sorte de faute. Aussi, ce roman répond-t-il à toutes les règles de
l’écriture romanesque. En conséquence, et tout en félicitant les auteurs des
livres primés et en acceptant avec esprit littéraire (sportif) le classement
par ordre de mérite décidé par le jury, Le Ptypont considère son roman “Al
Ma’et” comme totalement non concerné par les observations dudit
jury dans lesquelles notre maison a senti des propos insultants que ne mérite
ni ce livre, ni son auteur, ni son éditeur.
Pour terminer, prions Dieu de pardonner, à nos
amis membres du jury, leur offense. Et que vive le roman tunisien, porte-voix
de notre société et outil de promotion de sa culture !
Pour Le Ptypont
Productions
Le directeur littéraire
Al Hakawaty – Salem
Labbène

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